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De plume et de pensées

le Dim 6 Sep - 18:42
On m'a tendu une autre perche, et celle-ci aussi je ne puis y résister. Laughing  J'aime écrire... après tout, dans mon domaine, c'est une qualité non négligeable. Mon premier roman - dont je ne parlerai pas - faisait 8 pages et était illustré par mes soins ; j'avais 9 ans, et depuis il ne se passe pas un mois sans que je n'écrive.

Mon esprit fourmille d'idées, de mondes et d'univers. J'ai quatre projets assez importants : de la fantasy pure avec Akelis, de la fantasy post-apocalyptique avec Le Corbhomme, de la science-fiction avec Orionis et de la fantasy moderne avec Enquêtes & Magie. Mon problème ? Finir. Un jour peut-être j'y arriverai. :3 Le Corbhomme est mon projet en cours : de l'OS de l'année dernière, je compte faire un roman en étoffant plus l'intrigue.
Si vous voulez voir cette V1 : https://www.fictionpress.com/s/3211680/1/Le-Corbhomme

A côté, j'écris des fanfictions. Cet exercice m'aide à exercer ma plume. Je poste sur fanfiction.fr sous le pseudo de Zero-ryuu et je suis membre du Poney Fringant - forum de fanficteurs tolkiennistes où nous débattons, délirons et nous défions sur l'univers du Master - sous le pseudo de Silivren. Mes fandoms sont surtout Tolkien et Marvel.
Voici le lien vers mon profil : https://www.fanfiction.net/u/4037794/Zero-ryuu


Dernière édition par Silivren le Dim 6 Sep - 22:15, édité 1 fois
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Re: De plume et de pensées

le Dim 6 Sep - 20:33
C'est toujours un plaisir de voir une Plume =)

Staneria et moi écrivons aussi. D'ailleurs, j'ai le même problème que toi : finir...

j'ai commencé une fanfiction sur Harry Potter qui sert d'introduction au roman fantasy que j'écris en parallèle : Moonlight Secrets.
Ca se lit Ici

Et puis il y a les Shimigamineries que j'écris avec Staneria. Je vais cherche le lien ^^

Ralalah je vais en avoir des choses a lire =P

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Re: De plume et de pensées

le Dim 17 Avr - 23:54
[Pas sûre de garder le titre... Bah, voilà, j'ai eu une subite inspiration sous la douche ce soir. Ce n'est pas grand chose, mais je voulais partager ces vers qui me sont venus... de je ne sais où. Enfin, il y a quand même pas mal d'inspiration scandinave. ^^]

Comptine du Destin

Un loup hurle dans la nuit
Dans son sillage un autre le suit
Blanc pelage sous la lune luit
Amènera-t-il la lumière à minuit ?

Corbeau blanc de plumage
Volte dans un ciel sans nuage
Immaculé est son ramage
Chassera-t-il les mauvais présages ?

Dans le ciel un corbeau noir
Le blanc roi affronte au soir
Les destins sont en miroir
En sortira-t-il la peur ou l'espoir ?

Noir corbeau vole dans les airs
Loup noir hurle sur les terres
Trois vieilles dans les ombres errent
Sommes-nous des trépassés qu'on enterre ?
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Re: De plume et de pensées

le Mar 2 Aoû - 21:31
Donc voilà, pendant le week-end Jubilée, j'ai pu parler à certains de ce texte où j'ai été défiée de rentrer dans la tête d'un psychopathe. Lesdites personnes voulant le lire, j'vous le passe ici.

Eclats d'argent

Elle leva le bras et traça minutieusement un sillon sur sa victime. Une joie enfantine se déversa en elle tandis que se formait, sous la lame tranchante du couteau, un trait droit, en une figure si parfaite, et un large sourire étira ses lèvres d'une pâleur extrême. Les yeux illuminés, elle contempla son œuvre et un couinement de satisfaction lui échappa.
Toujours aussi minutieuse, elle posa avec précaution le couteau sur le plateau d'argent où trônait une multitude de lames, de l'énorme tranchoir à pain au mince scalpel. Indécise, elle resta quelques minutes à observer les différentes lames, en prit quelques unes en main, les soupesa, laissa glisser délicatement son doigt sur leurs bords lisses, pressant parfois sa pulpe tendre sur leurs tranchants aiguisés, s'arrêtant toujours avant que la pression n'aille jusqu'à faire jaillir le sang.
Elle se décida finalement pour les ciseaux et attrapa délicatement les cheveux de sa victime. Clac. Une mèche blonde qui lui restait en main. Clac. Un autre éclat blond qui tombait au sol.
Clac. Clac. Clac.
Satisfaite, elle se redressa pour admirer son œuvre et une boucle blonde - un blond plus foncé, moins doré, le sien - tomba sur ses yeux. Elle ouvrit la bouche et poussa un cri silencieux. Les yeux coléreux, les poings serrés à s'en faire pâlir les phalanges sur les ciseaux qu'elle tenait toujours, elle trépigna sur place, le visage toujours déformé par ses hurlements sans bruit. Peu à peu, elle se calma et la détermination brilla dans son regard bleu.
Elle attrapa d'autorité la boucle fautive et la coupa d'un geste ample, un large sourire de victoire scotché au visage. Un ricanement la secoua.
-J'ai gagné, chantonna-t-elle, gagné ! gagné ! gagné ! Je décide de tout. Je décide ! Je décide ! Je décide !
Un nouveau gloussement franchit ses lèvres et elle esquissa quelques pas d'une danse aussi folle que désordonnée. Dans le mouvement, d'autres boucles blondes lui tombèrent dans les yeux et elle se figea avant de reposer le regard sur sa victime et ses cheveux massacrés. Une nouvelle fièvre embrassa ses yeux bleus, les rendant presque noirs d'envie.
-J'ai une idée. Idée ! Idée ! Idée!
Clac. Clac. Clac.
Et voilà ses belles boucles blondes au sol, entremêlées aux mèches dorées de sa victime, sacrifiées dans sa folie destructrice.
Elle finit par s'arrêter quand, dans un mouvement trop brusque, elle se coupa le haut de l'oreille. Nul gémissement ne franchit ses lèvres. Elle ne fit que rester immobile, debout, respirant à peine, les yeux écarquillés sur le sang qui gouttait des ciseaux.
Ploc. Ploc. Ploc.
Soudain sa fragile poitrine fut secouée par un rire si puissant qu'elle en laissa tomber les ciseaux par terre et dut se tenir les côtes qui en devenaient douloureuses. Et elle riait, elle riait, à gorge déployée, son oreille blessée suintant toujours du sang qui venait s'étaler sur sa robe blanche en une tâche écarlate.
-Me suis coupée ! cria-t-elle, hystérique, et un nouveau rire la prit. Il lui fallut plusieurs minutes pour se reprendre et elle s'aperçut alors qu'elle avait crié. Apeurée, elle se jeta près de sa victime et se blottit contre elle, tendant l'oreille. Mais nul bruit de pas. Personne ne venait. Elle pouvait crier et hurler ; personne ne venait jamais.
-Tu as vu ? chuchota-t-elle à sa victime, la bouche collée aux mèches disparates qui restaient sur son crâne. Je me suis coupée.
Elle tordit sa tête jusqu'à ce que son oreille sanglante soit posée près du visage de sa victime sur laquelle elle laissait couler le liquide rouge, si précieux et vital.
-Je saigne. C'est tout rouge…ge…ge…
Un ricanement l'avait pris sur le dernier mot et les "ge" s'attardèrent dans sa gorge. Désormais certaine que personne ne viendrait les déranger, elle et sa victime, elle se redressa et ramassa les ciseaux qu'elle observa longuement.
-Non, dit-elle en les essuyant sur sa manche tâchée, je n'en ai plus besoin.
Avec déférence, elle posa les ciseaux sur le plateau d'argent et monta sur la chaise pour être à hauteur de table. Elle croisa les bras sur le bois centenaire et posa son menton pointu dessus, fixant avec indécision les lames reposant devant elle.
-Laquelle choisir ? se demandant-elle à voix haute. Elle chantonna la question tout en balançant sa tête de gauche à droite, comme la vieille pendule devant elle, et elle compta exactement quarante-huit tours de l'aiguille.
-Une aiguille, chuchota-t-elle en écho à ses pensées et elle attrapa le scalpel. Elle fit la moue. C'était sa lame la plus fine mais ce n'était pas une aiguille. Et elle voulait une aiguille. Un grondement jaillit de ses lèvres entrouvertes et elle découvrit ses dents blanches. Puis elle se dit qu'un scalpel suffirait cette fois-ci et qu'elle penserait à trouver une aiguille pour la prochaine fois. Pour la prochaine victime.
Sautant à bas de la chaise, elle courut jusqu'à sa victime actuelle et lui dédia un grand sourire en lui présentant le scalpel.
-C'est pas une aiguille, lui avoua-t-elle, penaude, mais j'ai eu une autre idée.
Elle appuya le scalpel sur le bras de sa victime et s'amusa à la scarifier en des lignes horizontales du poignet au coude.
-Tu vois ? gazouilla-t-elle en sautillant sur place. C'est joli !
Aussitôt elle entreprit de faire de même avec l'autre bras, s'appliquant à faire des traits symétriques et de même longueur. Une fois son labeur effectué, elle le contempla de haut et un gémissement de pur contentement lui échappa.
-C'est si parfait !
Tellement parfait, oui. Si joli. Elle coula un regard sur ses propres bras. Sa victime était si jolie avec ses cheveux coupés anarchiquement ; elle aussi, elle l'était maintenant. Sa victime était si jolie avec ses scarifications ; elle aussi, elle le serait si elle appliquait le scalpel sur sa peau.
-Si joli, répéta-t-elle en levant le scalpel au niveau de ses yeux, hypnotisée par les renvois métalliques de la lumière du lustre. Sans hésiter, elle déchira les manches de sa robe plus si blanche et appliqua le scalpel sur sa peau pâle. Si sa main s'arrêta avant d'exercer la pression, ce ne fut pas par peur d'avoir mal - elle n'avait jamais mal - mais plus une crainte de ne pas réussir à faire une ligne parfaite.
Elle pressa le scalpel, sa peau se déchira sur son tranchant, le sang jaillit avec plus de force qu'elle ne le pensait et vint lui éclabousser le visage. Elle renifla, méprisante, et continua son travail. Voilà ! Une ligne parfaite. Juste à recommencer maintenant, un doigt plus haut, pas plus, pas moins, juste un doigt. Et encore une ligne, jusqu'au coude, des lignes.
Mais elle ne put pas contempler son œuvre comme avec sa victime. Le sang coulait sans grâce et recouvrait les lignes. Elle grogna, déçue du mauvais résultat. Elle allait devoir songer à un moyen d'empêcher le sang de couler. En tout cas, elle devait maintenant faire l'autre bras.
Mais pourquoi sa main tremblait-elle autant ? Elle ne pourrait rien faire si elle tremblait !
-Arrête de bouger ! ordonna-t-elle. Mais sa main ne lui obéit pas et elle la frappa de son bras valide, des larmes de frustration aux coins des yeux.
Soudain fatiguée, elle décida de s'occuper de son autre bras plus tard, quand sa main aurait arrêté de bouger. Elle avait sommeil et se sentait partir dans les limbes ; rêves ou cauchemars ? Qu'importe, personne ne viendrait si elle criait.
Elle tombait, chutait - ou s'envolait-elle ? C'était si bon d'arrêter de penser.
-Mademoiselle !
Elle ouvrit les yeux en entendant cette voix paniquée lui déchirer les tympans. Qui était venu? Personne ne venait jamais.
Des bras doux la soulevèrent délicatement et elle sentit qu'on lui pressait un linge sur ses blessures, recouvrant ses lignes. Elle grogna de dépit ; elle les aimait bien ses lignes, elle.
-Mademoiselle !
Elle cligna des yeux pour observer celle qui l'avait interrompue. Une tenue de gouvernante.
-Qui ? croassa-t-elle. Elle ne reconnaissait pas le visage. La femme sembla blessée mais elle caressa les cheveux maltraités de la petite fille.
-C'est Henriette, Mademoiselle Gabrielle, votre nouvelle gouvernante. J'ai commencé hier. Madame votre mère nous avait présenté. Je m'inquiétais de ne pas vous trouver, vous savez ?
Gabrielle rencogna sa tête dans la poitrine, chaude et rassurante, d'Henriette et elle laissa échapper un petit couinement satisfait. Quelqu'un était venu finalement. Elle avait crié assez fort. Se rappelant sa victime, elle releva la tête et regarda par-dessus l'épaule de la gouvernante. Elle ne la trouvait plus ni jolie ni amusante maintenant.
-Il me faut une nouvelle poupée, Henriette.
Henriette fut renvoyée au bout de l'année. Dix ans plus tard, la victime de Gabrielle était humaine.
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